Système de Surveillance

ŒUVRONS POUR UN SYSTÈME CANADIEN DE SURVEILLANCE
AFIN DE RÉDUIRE LA MORTALITÉ ET LA MORBIDITÉ MATERNELLES

 

Toronto, le 27 mars 2018 – La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) organise une séance de travail pancanadienne cette semaine à Toronto afin de remédier aux lacunes du recensement des cas de mortalité maternelle et de morbidité maternelle grave au Canada. L’objectif de cette séance de travail est d’élaborer une stratégie concrte pour mettre en place un système pancanadien d’identification, de mesure et de surveillance. Des experts du Canada et de partout dans le monde seront présents aux côtés de représentants des autorités provinciales et fédérales.

Même si à l’échelle planétaire le Canada jouit d’un faible taux de mortalité maternelle, de récentes données indiquent une légère augmentation. Les femmes tombent enceintes de plus en plus tard dans leur vie et pourraient présenter des problèmes de santé préexistants. Nous devons désormais jongler avec des bactéries, tant nouvelles que virulentes, des problèmes de santé mentale, la toxicomanie et la violence interpersonnelle. La définition actuelle de la mortalité et la morbidité maternelles au Canada ne tient pas compte de tous ces genres de cas, et étant donné l’absence d’une stratégie pancanadienne, il est difficile d’effectuer des examens normalisés et de diminuer le nombre de décès évitables.

Dans la mesure où les causes de mortalité maternelle sont de plus en plus nombreuses, il est essentiel de pousser notre réflexion lorsque de tels cas surviennent. Le risque de décès n’est pas seulement plus élevé chez les femmes durant la grossesse et les six semaines post-partum. À l’international, de nombreux territoires et organismes de surveillance, y compris l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont élargi leur définition de la mortalité et la morbidité maternelles pour inclure la santé mentale, la violence et les accidents comme des exemples de cas qui ont des conséquences néfastes sur le bien-être d’une femme au cours de la première année post-partum.

« Les comités d’examen de cas de décès maternel et leur portée varie grandement entre les provinces et les territoires canadiens, et nous n’indiquons pas systématiquement sur les certificats de décès si une femme en âge de procréer avait été enceinte dans la dernière année », affirme Dre Jennifer Blake, directrice générale de la SOGC. « Au-delà de la communication de données, nous avons besoin d’un processus pancanadien normalisé pour faire l’examen des cas de mortalité maternelle. Ce processus nous aidera à prendre des mesures concrètes afin de rendre la grossesse encore plus sécuritaire. Nous avons la chance d’avoir d’excellents programmes de sécurité maternelle partout au pays, comme AMPROOB et GESTA, mais il est grand temps de mettre en place cette prochaine pièce du filet de sécurité. »

Le Canada est à la traîne par rapport aux pays les plus avancés comme le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ont de solides systèmes de surveillance et d’examen de cas et qui agissent sur les recommandations. Les États-Unis, qui ont aussi remarqué une augmentation du taux de mortalité maternelle, ont pris d’importantes mesures pour améliorer les lacunes et les difficultés de la surveillance des données en matière de mortalité et morbidité maternelles. Les programmes qui connaissent un succès s’appuient sur des partenariats efficaces entre les agences gouvernementales, les établissements de santé, les organismes de professionnels et les chefs de file du domaine, les professionnels de la santé ainsi que les femmes enceintes et leurs familles.

« La réunion des principaux décideurs canadiens dans la même pièce est une première étape importante pour arriver à notre objectif d’offrir les meilleurs soins possible à toutes les femmes enceintes et à leurs enfants, d’un océan à l’autre, dans les collectivités rurales comme les urbaines », ajoute Dre Jocelynn Cook, directrice scientifique de la SOGC. « Au Canada, un urgent besoin se fait sentir pour que les fournisseurs de soins de santé comprennent les causes sous-jacentes d’un décès et des cas de mortalité maternelle évitable. Le Canada peut faire mieux. »
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Pour de plus amples renseignements ou pour coordonner des entrevues, veuillez contacter :
Anne Trueman
Directrice des communications de la SOGC
Courriel : atrueman@sogc.com
Téléphone : 613 730-4192, poste 228

À propos de la SOGC

La SOGC est l’un des organismes nationaux de spécialité les plus anciens au Canada. Fondée en 1944, la Société a pour mission de faire la promotion de l’excellence dans la pratique des soins en obstétrique et en gynécologie et de faire progresser la santé des femmes grâce au leadership, à la défense des intérêts, à la collaboration et à l’éducation. La SOGC représente les obstétriciens et les gynécologues, les médecins de famille, les infirmières, les sages-femmes et les professionnels paramédicaux qui travaillent dans le domaine de la santé génésique et sexuelle. Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter notre site Web : www.sogc.org